Les choix d’écriture

La représentation d’un univers insolite :

Une installation d’envergure qui décrit un univers avec sa cohérence propre et transforme le lieu investi par le jeu de la plastique, de la lumière et du son ; en proposant un rapport de taille qui inverse les proportions habituelles. Le visiteur devient petit lorsqu’il pénètre dans l’espace transformé et son regard sur les choses s’en trouve modifié.

La matière sonore et la matière visuelle s’élaborent en direct (Ex : les méduses chantent et s’éclairent en même temps). Ce langage, créé sur mesure, est chaque jour différent. Il contribue à donner une notion de réalité nouvelle et projette le public dans un imaginaire qu’il peut s’approprier.

Conçues comme un “écosystème“, nos installations deviennent, dans le milieu urbain, un lieu en décalage, une parenthèse dans la ville : végétaux transperçant le macadam, méduses suspendues à plusieurs mètres, verres ailés assoiffés du vin des hommes. La poétique ainsi développée propose à chacun de revisiter sa perception de l’espace pour se la raconter différemment.

L’utilisation de la métaphore naturelle :

• Commune aux “Lumières Médusantes“, aux “Îles Maginaires“, la nature est prise comme symbole de la fragilité. Elle devient le vecteur principal des questions de société qui nous sont posées actuellement à travers les dérives des sciences et des techniques.

• La faune et la flore du Collectif Fredandco ressurgissent d’on ne sait où, grâce à une faculté imagée qu’a la nature de s’adapter à ce qui l’entoure. Cette nature ré-implantée est à la recherche de ce qui lui est vital : l’énergie. Pour cette raison, et parce qu’elle ne trouve plus dans son milieu naturel de quoi s’épanouir, elle choisit de venir s’enraciner dans des lieux urbains, à priori plus hostiles à son développement.

• Le rythme, la respiration de l’ensemble, donnés par le langage lumineux et sonore, se situent volontairement à l’opposé de l’effervescence urbaine que nous connaissons. Par un jeu de décalage, par une lenteur sciemment proposée, l’installation vient dérouter le rythme trépidant, généralement admis dans nos villes.

• Les lignes, les formes, les rythmes que nous fabriquons sont tous issus d’observations et de documentations. L’étendue des possibilités qu’offre la nature est infinie, elles sont, pour le Collectif Fredandco, autant de sources d’inspirations pour ses travaux actuels et ceux qui sont à venir.

La nature détient une beauté intrinsèque ; le travail du Collectif tente modestement d’en rendre compte en construisant un univers dont les formes sont esthétiques, de façon à inviter le visiteur à y entrer avec aisance.

La lumière électrique et le son :

L’énergie électrique est le moteur de la vie de nos installations, particulièrement de nuit. Elle part du centre et, comme la sève, elle coule : nos créations végétales et animales s’en nourrissent.

• Par quelle mutation médusante la nature en est-elle arrivée à ce stade ? La question est posée. Nous n’apportons pas de réponses : le spectateur/citoyen est convié à fonder sa propre compréhension des choses.

• Dans nos créations, l’intensité lumineuse module la respiration de nos créations et l’intensité de leurs couleurs. Le rythme crée un langage lumineux et sonore qui circule de l’une à l’autre comme une vaste conversation.

Éclairer un lieu c’est avant tout éclairer les gens qui s’y trouvent : le choix de la température des couleurs est fait pour influencer favorablement le teint des visages... et l’inclination des cœurs. Des couleurs orangées, rouges, violettes de faible intensité entourent le spectateur d’un halo chaleureux et protecteur qui contraste avec la pénombre environnante.

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